Bien-être au travail : pourquoi est-ce important et comment le mesurer ?



Auparavant négligé au profit de la performance, le bien-être au travail est depuis quelques années, au cœur des préoccupations des RH en entreprise, mais aussi des salariés. De nombreuses études ont prouvé que les actions en faveur du bien-être des équipes aboutissent à la fidélisation des collaborateurs ainsi qu’à un meilleur rendement. Mais sur quelles bases prendre des mesures pour améliorer la qualité de vie au travail ? Comment mesurer les progrès ? Pour ce faire, l’entreprise doit pouvoir mesurer le bien-être de ses salariés. Mais comment y arriver ? Réponse dans la suite !

Quelle est l’importance du bien-être au travail ?

Dans une entreprise qui se soucie du bien-être des salariés, les indicateurs ne manquent pas. Cela agit non seulement sur la satisfaction des collaborateurs, mais également sur leur engagement.

Un faible taux de turnover

Lorsqu’il y a une certaine stabilité dans le personnel d’une entreprise, on peut en déduire que la fidélisation des collaborateurs est une réussite. Un faible renouvellement des effectifs est donc le signe de bien-être au travail. Et comme le turnover coûte assez cher aux entreprises, la direction RH peut utiliser un outil comme Bloomin pour mesurer l’expérience des collaborateurs. Cela permettra de déterminer s’ils apprécient leurs conditions de travail.

L’accroissement de l’engagement des collaborateurs

Le bien-être au travail a un fort impact sur l’engagement des collaborateurs et la performance de l’entreprise. La gestion inclusive des ressources humaines permet en réalité de faire en sorte que tout le monde se sente utile, du manager d’équipe au simple employé. Au-delà de la fidélisation des collaborateurs, le travail participatif, la culture des feedbacks, une hiérarchie ouverte au dialogue agissent positivement sur le rendement et l’épanouissement des salariés.

Une meilleure réputation

Même si beaucoup l’ignorent, le RH en entreprise joue un rôle important dans sa réputation. En effet, si elle met en place une bonne politique de bien-être des équipes, l’entreprise jouira d’une bonne réputation auprès des salariés. Bouche à oreille, recommandation, publication sur des sites d’avis, ils détiennent plusieurs moyens de booster la réputation de leur société, ce qui aidera à attirer de nouveaux talents.

Quels sont les outils pour mesurer le bien-être au travail ?

Aboutir à la fidélisation des collaborateurs nécessite une politique efficace. Pour y arriver, il faut pouvoir mesurer le bien-être au travail. Pour ce faire, le baromètre social, présenté sous forme de questionnaire anonyme, est l’outil désigné pour jauger la satisfaction des collaborateurs sur divers plans de la vie en entreprise.

Les outils de mesure de la santé au travail

Ces outils mesurent la santé et la pénibilité au travail à travers le taux d’absentéisme, de maladie, d’accident de travail, de burn-out, etc. Il s’agit de :

  • l’Indice du Bien-Être au Travail (IBET). Développé par Mozart Consulting, il mesure le bien-être en se basant sur la fidélisation des collaborateurs, sur la confiance existante entre eux et l’employeur. La direction des ressources humaines peut s’en servir pour améliorer l’engagement des collaborateurs ;
  • la Mesure Management Santé (MMS). Ce questionnaire élaboré par la prévoyance Malakoff Médéric mesure le bien-être des salariés à travers 5 indicateurs liés à la santé et à l’hygiène de vie.

Les outils pour mesurer la psychologie sociale

Ces outils tiennent compte du salarié dans sa globalité, sphère professionnelle comme privée pour mesurer son bien-être. Ils sont très utiles pour les RH en entreprise pour atteindre un bon niveau de fidélisation des collaborateurs. On distingue :

  • le Baromètre du bien-être au travail, qui devrait être utilisé par toute direction RH, mesure le bien-être des équipes en analysant 5 domaines (satisfaction, climat motivationnel, santé organisationnelle, aptitude au bonheur, perception de la réalité). Il a été développé par Charles Martin-Krumm, le Président de l’Association Française et Francophone de Psychologie Positive ;
  • The Happiness Indicator. Il été créé par l’Erasmus Happiness Economics Research Center et permet de jauger le niveau de bien-être au travail de l’individu en comparaison avec d’autres individus évoluant dans le même cadre.

Comment mesurer le climat social de l’entreprise ?

La fidélisation des collaborateurs n’englobe pas uniquement la satisfaction des collaborateurs en matière sanitaire, il est aussi nécessaire de mesurer l’état des relations humaines dans la société. Ici, les outils sont les suivants :

  • l’European Social Label. Décerné par l’European Social Label Institute, c’est un ensemble de 20 questions regroupant 7 thèmes (degré de cohésion, perception des méthodes de management, perception du comportement de la direction, relations collectives de travail, conditions de travail) ;
  • le Bloomin score. Chaque direction des ressources humaines devrait l’utiliser. Bloomin est un outil qui mesure l’engagement des collaborateurs. Le score Bloomin sert à améliorer l’expérience salarié pour induire une meilleure fidélisation des collaborateurs. Il est réalisé sur la base d’un NPS (Net Promoter Score) à partir des 6 émojis d’humeur (Mood) et se calcule comme suit : % des promoteurs – % des détracteurs.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked